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La capacité d'achat moyenne au second semestre retombe à son niveau du 2e semestre 2004, d'après l'indicateur publié par le Crédit Foncier et l'Essec
«Un taquet inquiétant ». La capacité d'achat des ménages français qui acquièrent leur logement pour la première fois est au plus bas depuis 2000. Au deuxième semestre 2005, les « primo-accédants » n'ont pu s'offrir en moyenne que 48,5 m2, selon le dernier indicateur Crédit Foncier-Essec. Ainsi, depuis 2000, ils ont ainsi perdu l'équivalent d'une pièce : à cette date ils pouvaient prétendre à 59 m2, soit une perte de plus de 10 m2 en cinq ans. Avec un glissement annuel proche de 15 % au second semestre, la hausse des prix
« reste beaucoup trop importante pour être compensée par la hausse des revenus ou par la baisse des taux de crédits immobiliers : le pouvoir d'achat des ménages est resté pratiquement constant sur la période et la baisse des taux s'est ralentie au second semestre 2005 », explique le baromètre.
Fortes disparités
Les disparités sont restées fortes à travers la France. C'est en Ile-de France que la capacité d'achat moyenne est la plus faible (41,1 m2, et 27,6 m2 pour Paris intra muros), suivie de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur avec 42,9 m2. A l'opposé, dans le Limousin et en Auvergne, les ménages primo-accédants peuvent s'offrir une surface environ trois fois plus élevée (respectivement 121,4 m2 et 107,8 m2). Dans les autres régions, la capacité d'achat varie entre 60 m2 pour Rhône-Alpes et près de 100 m2 en Poitou-Charentes. Des écarts qui ne sont pas près de s'effacer.
« A l'exception du Languedoc-Roussillon, les régions où les capacités d'achat sont faibles (l'Ile-de-France, Paca, et Rhône-Alpes) n'ont pas connu de hausse significative de leur capacité d'achat », note le baromètre. Celle-ci a même baissé en Rhône-Alpes (- 4,1 %), en raison de la forte hausse des prix de l'ancien. A l'inverse, dans les régions où les prix sont les moins élevés comme le Limousin et l'Auvergne, la capacité d'achat des primo-accédants s'est accrue légèrement (+ 0,3 %). Au sein même des régions, les variations ont été notables. En Ile-de France, la capacité des ménages peut varier du simple au double, selon que ces derniers achètent leur logement à Paris ou dans la grande couronne (de 20,5 m2 à Paris à 42,5 m2 pour un célibataire en grande couronne), et selon qu'il s'agit d'un couple avec deux enfants, sans enfant ou d'un célibataire, les premiers ont gagné en capacité d'achat, les deux autres perdant entre 0,6 % et 3,1 %. Enfin, la marge de solvabilité, autrement dit le nombre de m2 qu'un ménage primo-accédant peut s'offrir en poussant son effort d'investissement au dessus de la moyenne (écart entre la capacité d'achat moyenne et maximale). Celle-ci a baissé « brutalement » (- 1,4 m2 contre - 0,7 m2 au premier semestre). Elle est à son plus bas depuis 2000 (16,6 m2).
Par marc@
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Trois montages juridiques et financiers, dont un seul repose sur la dissociation du financier et du bâti, ont été élaborés pour permettre la réalisation de maisons à 100.000 euro dans des territoires très différents au regard de leur marché immobilier.
• Dans les quartiers faisant l'objet d'une convention de rénovation urbaine, les aides à l'accession sociale à la propriété de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) pourront être mises en oeuvre. Celles-ci consistent en une subvention versée au constructeur de la maison et venant en déduction du prix de vente. En outre, le projet de loi portant engagement national pour le logement prévoit que les opérations d'accession sociale à la propriété menées dans les quartiers faisant l'objet d'une convention de rénovation urbaine bénéficient de l'application d'un taux de TVA réduit. La combinaison de ces deux formes d'aide permettra de tenir l'objectif de prix de 100.000 euro.
• Dans les communes qui ne sont pas en rénovation urbaine, mais où le coût du foncier reste modéré, les maisons à 100.000 euro pourront être réalisées dans le cadre du dispositif location-accession. L'acquisition en location-accession se déroule en deux phases. Au cours de la première phase (location), le ménage peut s'assurer de sa capacité à faire face à une charge régulière de logement. Dans la seconde phase (accession), le ménage rembourse un emprunt et bénéficie de garanties pour le protéger contre les accidents de la vie. Ce dispositif de location-accession ouvre droit à un taux de TVA de 5,5% et permet ainsi de respecter l'objectif de 100.000 euro. Il donne lieu, en outre, à une exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties pendant quinze ans. Pour permettre à davantage de ménages de bénéficier de ce dispositif sécurisant, le Gouvernement en a étendu les plafonds de ressources d'environ 25% en décembre 2005.
• Enfin, les projets de maisons à 100.000 euro pourront également être réalisés dans le cadre d'un nouveau mécanisme de dissociation du foncier et du bâti. Grâce à ce dispositif, les ménages disposant de ressources modestes auront la possibilité de devenir propriétaires de leur logement sans avoir, au moins dans un premier temps, à acheter le terrain ; ils pourront ainsi concentrer leur effort financier sur la construction de la maison, afin que celle-ci atteigne des critères de qualité élevés. Les accédants pourront bénéficier du prêt à 0%, dont le montant maximal a été relevé en février 2005 de 12 % en moyenne. Dans le mécanisme de dissociation du foncier et du bâti, le terrain sur lequel est implantée la maison est mis à disposition du ménage, par la commune, au moyen d'un bail à construction. Le contrat est assorti d'une option d'achat sur le terrain d'implantation de la maison, que le ménage pourra exercer pour devenir pleinement propriétaire. Pour faciliter le montage de ces opérations, le projet de loi portant engagement national pour le logement (loi ENL) prévoit de donner la possibilité aux ménages de se porter acquéreurs de leur terrain en exerçant leur option à tout moment pendant la durée du bail à construction.
Référence:
- Réponse ministérielle n° 63.799, emploi, cohésion sociale et logement; J.O. A.N. Q 21 février 2006, p. 1872
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Le décret d'application de la loi n° 2004-806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique était attendu. Daté du 25 avril 2006, il a été publié au Journal officiel du lendemain sous le n° 2006-474. Il modifie les articles R. 1334-1 à R. 1334-13 du Code de la santé publique. - Lutte contre la présence de plomb - Son article 1er traite de la lutte contre la présence de plomb. Ce texte consacre ses premières dispositions (sous-section 1) au signalement des cas de saturnisme et des risques d'exposition au plomb des personnes mineures. L'article R. 1334-4 du Code la santé publique précise ainsi les conditions du diagnostic diligenté après une intoxication au plomb (prévu par l'article L. 1334-1 du Code de la santé publique, et établi suivant un protocole défini par un arrêté publié au Journal officiel le même jour). - Constat de risque d'exposition au plomb - Le texte précise ensuite (sous-section 2), l'emploi qui doit être fait du constat de risque d'exposition au plomb (CREP) qui a remplacé, depuis la loi du 9 août 2004, l'état des risques d'accessibilité au plomb (ERAP). Le texte indique ainsi que l'auteur du constat de risque d'exposition au plomb doit notamment, après avoir identifié les éléments comportant un revêtement, préciser la concentration en plomb de ces revêtements, décrire l'état de conservation des revêtements contenant du plomb selon un protocole précisé par un arrêté publié au Journal officiel du même jour. Ce contrôleur technique (ou technicien) transmet ensuite une copie du constat au préfet et en informe le propriétaire, le syndicat des copropriétaires ou l'exploitant du local d'hébergement, qui sont à leur tour tenus d'en informer les occupants (ainsi que les personnes amenées à exécuter des travaux sur l'immeuble). - Vente des parties privatives d'un immeuble d'habitation - Intéressant plus directement la pratique notariale, l'article 2 du décret du 25 avril 2006 énonce que dans le cadre d'une vente des parties privatives d'un immeuble affecté au logement, l'état des risques d'accessibilité au plomb (ERAP) établi sur ces parties privatives (conformément aux dispositions de l'article L. 1334-5 dans sa version antérieure à la loi n° 2004-806 du 9 août 2004) est considéré comme un constat de risque d'exposition au plomb (CREP), sous réserve que la durée de validité de l'ERAP n'ait pas expiré au jour de la conclusion de la transaction immobilière. À l'expiration du délai précité, si la conclusion de la transaction immobilière a eu lieu, la vente suivante du même bien nécessite l'établissement d'un constat de risque d'exposition au plomb (CREP). - Parties d'immeuble concernées par le CREP - L'Annexe 1 de l'arrêté du 25 avril 2006 relatif au constat de risque d'exposition au plomb, publié le 26 avril au Journal officiel, indique notamment que lorsqu'il est réalisé lors de la vente de tout ou partie d'un immeuble à usage d'habitation construit avant le 1er janvier 1949 (en application des articles L. 1334-6 et L. 1334-7), le CREP porte uniquement sur les revêtements privatifs d'un logement, y compris les revêtements extérieurs au logement (volet, portail, grille, etc). En revanche, lorsqu'il est réalisé à l'occasion de travaux portant sur les parties communes d'un immeuble collectif affecté en tout ou partie à l'habitation, construit avant le 1er janvier 1949, en application de l'article L. 1334-8 du même code, seuls les revêtements des parties communes sont concernés (sans omettre, par exemple, la partie extérieure de la porte palière, etc.). La recherche de canalisations en plomb ne fait pas partie du champ d'application du CREP. Si le bien immobilier concerné est affecté en partie à des usages autres que l'habitation, le CREP ne porte que sur les parties affectées à l'habitation. Dans les locaux annexes de l'habitation, le CREP porte sur ceux qui sont destinés à un usage courant, tels que la buanderie. Ndlr : ces mesures feront l'objet, dans un prochain numéro de la revue, d'un commentaire et de formules sous la signature de Jacques Lafond.
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Source D. n° 2006-474, 25 avr. 2006 ; A. 25 avr. 2006 relatif au constat de risque d’exposition au plomb ; A. 25 avr. 2006 relatif au contrôle des travaux en présence de plomb, réalisés en application de l’article L. 1334-2 du code de la santé publique ; A. 25 avr. 2006 relatif aux travaux en parties communes nécessitant l’établissement d’un constat de risque d’exposition au plomb ; A. 25 avr. 2006 relatif au diagnostic du risque d’intoxication par le plomb des peintures JCP N 2006, act. 333
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Mardi 9 mai 2006
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Au plan fiscal, relèvent des BIC les bénéfices réalisés par des personnes qui, habituellement, achètent en leur nom, en vue de les revendre, des immeubles, des fonds de commerce, des actions ou des parts de sociétés immobilières ou qui, habituellement, souscrivent, en vue de les revendre, des actions ou parts créées ou émises par ces sociétés (CGI art. 35-1-1). La notion d'habitude résulte soit de la pluralité des ventes réalisées dans le cadre d'une même opération, soit de l'activité passée ou présente du commerçant. Pour l'application de ce régime, il n'est pas nécessaire que l'activité de marchands de biens soit exercée à titre professionnel ni même à titre principal.
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Rép. Le Guen, JO 2 mai 2006, Déb. AN quest. p. 4698
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Samedi 29 avril 2006
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14:38
Les prêts sur 20 ans et plus sont les plus demandés, constate une enquête de l'ANIL.
Minoritaire jusqu'en 2001, la part des prêts sur 20 ans ou plus est maintenant largement
majoritaire chez les emprunteurs. «Plus spectaculaire encore est l'augmentation de la part des simulations dans lesquelles un financement sur 25 ans ou plus est envisagé », note Actualité Habitat (avril 2006, n° 97), revue de l' Agence Nationale Information Logement (ANIL). Ces projets représentent aujourd'hui plus d'un tiers de l'ensemble des études de prêts immobiliers.
Seul l'allongement de la durée de remboursement permet d'emprunter plus. Le montant maximum de la mensualité ne peut dépasser un certain pourcentage des revenus du ménage (de l'ordre de 30 % pour la plupart des établissements prêteurs), la durée du prêt joue donc le rôle de variable d'ajustement pour la plupart des ménages à revenu modeste. En 2005, 74% des prêts avaient une durée de 20 ans et plus.
| Pourcentage des prêts principaux de longue durée: |
| Durée des prêts |
1999 |
2000 |
2001 |
2002 |
2003 |
2004 |
2005 |
| 20 à 24 ans |
24 |
37 |
43 |
48 |
50 |
47 |
40 |
| 25 ans et plus |
0 |
3 |
5 |
8 |
13 |
23 |
34 |
Par marc@
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